voila tout

voila tout
ca c'est vrai

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 07:43

un peu de travail

un peu de travail
bon,il faut aussi travailler, le théoréme d'Archimede pour commencer ?

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 07:46

encore pi

encore pi
juste des petits jeux de mot sur pi

Le poème qui suit permet de retenir les premières décimales de Pi.
Le nombre de lettres de chaque mot coïncide dans le même ordre avec une décimale de Pi.
Un nombre à 10 lettres correspond au chiffre 0.

Que(3) j(1)'aime(4) à(1) faire(5) apprendre ce nombre utile aux sages !
Immortel Archimède, artiste ingénieur,
Qui de ton jugement peut priser la valeur ?
Pour moi, ton problème eut de pareils avantages.
Jadis, mystérieux, un problème bloquait
Tout l'admirable procédé, l'œuvre grandiose
Que Pythagore découvrit aux anciens Grecs.
Ô quadrature ! Vieux tourment du philosophe
Insoluble rondeur, trop longtemps vous avez
Défié Pythagore et ses imitateurs.
Comment intégrer l'espace plan circulaire ?
Former un triangle auquel il équivaudra ?
Nouvelle invention : Archimède inscrira
Dedans un hexagone ; appréciera son aire
Fonction du rayon. Pas trop ne s'y tiendra :
Dédoublera chaque élément antérieur ;
Toujours de l'orbe calculée approchera ;
Définira limite ; enfin, l'arc, le limiteur
De cet inquiétant cercle, ennemi trop rebelle
Professeur, enseignez son problème avec zèle.

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 10:10

les triangles

les triangles
]Isocèle
J'ai réussi à mettre
Un peu d'ordre en moi-même

Equilatéral
J'ai tendance à me plaindre.
Je suis allé trop loin
Avec mon souci d'ordre
Rien ne peut plus venir.

Rectangle
J'ai fermé l'angle droit
Qui souffrait d'être ouvert
En grand sur l'aventure.
Je suis une demeure
Où rêver est de droit.

        Eugène Guillevic

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 10:17

Les amours de la règle et du compas (extraits)

Les amours de la règle et du compas (extraits)
...
Le Compas glorieux se réveille en sursaut,
Ému de cette vue et d'un espoir si haut.
Il rend grâce au Soleil, et ferme comme un Aigle
Le regarde et s'en va : Puis rencontre la Règle ;
Droite, d'un grave port, pleine de majesté,
Inflexible et surtout observant l'équité
Il la suit, elle fuit d'une égale vitesse
Il double en son ardeur ses efforts vainement
Tous les coeurs s'opposaient à son contentement
Il pense la tenir, sans la voir il la touche
De ses rayons aigus il joint cette farouche

...
Quoi ? dit-elle en riant, je serais la conquête
D'un amant qui n'aurait que les pieds et la tête ?
Toutefois nos amours, répliqua le Compas,
Produiront des enfants qui vaincront le trépas.
De nous deux sortira la belle Architecture,
Et mille nobles arts pour polir la nature,
Ne pense pas, dit-elle, ébranler mon repos,
Ou pour autoriser tes étranges propos
Tâche à plaire à mes yeux par quelques gentillesses ;
Et montre des effets pareils à tes promesses.
Le Compas aussitôt sur un pied se dressa,
Et de l'autre, en tournant un grand cercle traça
La règle en fut ravie, et soudain se vint mettre
Dans le milieu du cercle, et fit le diamètre.
Son amant l'embrassa, l'ayant à sa merci,
Tantôt s'élargissant et tantôt raccourci,
Et l'on vit naître alors de leurs doctes postures
Triangles et carrés, et mille autres figures.

Charles Perrault

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 10:26